dimanche 11 octobre 2015

48 Heures pour Mourir - Une série de meurtre fasconnés par un conte macabre

Couverture de 48 heures pour mourirAuteur : Andreas Gruber
Thèmes : Thriller, Conte, Enquête
Date de Sortie : 2 septembre 2015
Nombre de pages : 407 pages
Prix : 22.00€  
Résumé : Une femme morte est retrouvée près du grand orgue de la cathédrale de Munich. Un crime pour le moins singulier : on lui a fait ingurgiter deux litres d'encre noire...
Sabine Nemez, jeune commissaire de police, est bien malgré elle mêlée à l'affaire : la victime n'est autre que sa mère, énième victime d'un inconnu qui enlève des femmes, les torture et les achève au bout de 48 heures si l'énigme qu'il a soumise à un proche n'a pas été résolue. 
L'enquête est confiée à Maarten S. Sneijder, un expert du BKA, l'Office fédérale de police criminelle. Sabine parviendra-t-elle à convaincre cet homme aussi talentueux qu'irrascible qu'un recueil de contes pour enfants sert de modèle au criminel ? 
Au même moment, une psuchologue viennoise ayant reçu un macabre colis suivi d'un coup de téléphone comprend qu'elle dispose de deux jours pour sauver une vie...

"Il ne connaît pas de limites, ni locales, ni temporelles. Il se sent invincible."i




Tout d'abord, je remercie grandement les éditions Archipel pour l'envoie de ce livre. Dès que j'ai vu le titre, j'ai été intriguée. Puis il y a eu cette quatrième de couverture qui m'avait l'air pas mal du tout.

Dès que nous commençons à lire le prologue, il y a un certains frisson d’effroi. Il faut vraiment être un gros psychopathe pour enfermer une personne dans du béton. Eh non, ce n'est pas une blague mais la triste réalité d'un livre au meurtrier dérangé.

Dans cette histoire, nous pouvons suivre trois personnes. Sabine, policière dont la mère à été victime du tueur. En effet, cette dernière a été retrouvée morte dans une église, noyée par de l'encre. Puis il y a la psychologue Helen qui fut contactée par le meurtrier pour savoir qui celui-ci avait enlevé et la raison. Mais nous pouvons voir aussi l'histoire personnelle de ces deux personnes ce qui n'est pas pour déplaire. Et, enfin, nous suivons le docteur Rose Harmann dont on voit plus son métier que sa vie en dehors. Un lien unis c'est trois personne, c'est certain mais lequel ?  C'est ce qui est à découvrir. Mais il y a également un lien improbable qui va conduire le meurtrier à contacter Helen alors que cette dernière ne connaissait même pas l'existence de la victime.

Dès le début, on est happé par l'histoire. Rentrer à nouveau dans l'univers mystérieux de ce livre s'avère plaisant. J'ai tout de suite eu envie de poursuivre ma lecture pour la simple et bonne raison que je voulais savoir qui étais le meurtrier et pourquoi agissait-il ainsi car il est vrai qu'un bon meurtrier cache un certain vécu derrière ses actes. J'ai d'ailleurs trouvé les parties psychologiques de ce roman particulièrement intéressante même si les manière de faire de notre cher docteur Harmann n'étaient pas toujours dans l'éthique.

C'est un tout nouveau pays que j'ai pu découvrir derrière ce roman : l'Autriche. Notamment un livre culturel bien particulier. Mais il y avait aussi des termes allemands plutôt sympathiques. Tout cela est en lien avec l'histoire car, comme dit dans la quatrième de couverture, c'est un recueil de conte autrichien qui illustre les crimes. Ainsi, Maarten S. Sneijder, enquêteur expert du NKA, un personnage hautain mais qui au final se retrouve avoir bon fond, surnomme l'assassin Struuwelpeter, Le nom de l'auteur. Je n'aurais vraiment pas aimé en tant qu'enfant, posséder ce conte. Mais c'est aussi grâce à ce mélange bien particulier qu'à fait l'auteur qu'on peut retrouver une certaine abomination dans ces crimes. Surtout vers la fin où on peut en "vivre" un. C'est donc un des gros point forts de ce livre et j'en suis vraiment fan. J'irais même jusqu'à me demander si je n'achèterais pas ces contes car, oui, ils existent bien en format réel. C'est d'ailleurs en aillant vu la couverture de celui-ci que j'ai compris le sens de celle de 48 heures pour mourir.

En revanche, on ne ressent pas assez les émotions de nos trois personnages. Je trouve qu'ils n'étaient pas assez poussés. L'horreur, la terreur, la tristesse, l'angoisse que l'on aurait du ressentir ne furent pas assez présents, nous aurions pu être beaucoup plus dégoûtée par ces meurtres. 

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Andreas Gruber a fait du très beau travail en regroupant les contes mais aussi les personnalités des personnages qui sont plutôt diverses notamment celle de Marteen S. Sneijder (il en faut pas oublier le S!) qui m'a beaucoup amusée. Malgré les sentiments qui ne nous ont pas assez portés, ce fut un régal.


Les plus : -Se lit facilement
                    - Le côté conte très bien aménagé
                    - Des retournements de situations

Les moins :  -Les sentiments pas assez explorés
                   
                 Note : 8.5/10

3 commentaires:

  1. J'avais vu un bon avis sur ce roman, du coup, je l'ai ajouté à ma liseuse ;)

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  2. Il a l'air vraiment excellent, en effet ! Merci pour la découverte ;)

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